Blog10 septembre 2026·7 min

Mon expérience de développeur en 2026 : apprentissage, freelance, intelligence artificielle, création de projets et défis du développement numérique au Cameroun.

Mr Dims

Full Stack Engineer

Être développeur en 2026 : ce que j’ai appris en construisant des projets au Cameroun

Être développeur en 2026 : ce que j’ai appris en construisant des projets au Cameroun

Être développeur en 2026 n'est plus exactement la même chose qu'il y a quelques années.

Les outils évoluent rapidement, l'intelligence artificielle est devenue omniprésente, les frameworks changent, les entreprises recherchent de nouvelles compétences et la concurrence sur le marché freelance est devenue particulièrement forte.

Mais derrière les nouvelles technologies, il y a toujours la même réalité : il faut apprendre, construire et réussir à créer quelque chose qui apporte réellement de la valeur.

C'est cette réalité que je découvre progressivement à travers mon parcours de développeur au Cameroun.

Apprendre à développer, c'est une chose. Devenir développeur en est une autre.

Au début, on pense souvent que devenir développeur consiste principalement à apprendre des langages de programmation.

On apprend HTML, CSS, JavaScript, puis un framework. On découvre Laravel, React, Django, les bases de données, Git, Linux, les API...

Et progressivement, on commence à savoir construire des applications.

Mais à un moment, on réalise que savoir coder n'est qu'une partie du métier.

Il faut également savoir comprendre un besoin, concevoir une architecture, résoudre des problèmes, déboguer pendant plusieurs heures, déployer une application, gérer un serveur, sécuriser une API et parfois même expliquer à un client pourquoi une fonctionnalité n'est pas aussi simple qu'elle en a l'air.

C'est probablement l'une des premières choses que j'ai comprises en avançant dans ce domaine.

Le plus difficile n'est pas toujours le code

Il y a des moments où le problème n'est pas technique.

On peut avoir les compétences nécessaires pour développer une application et pourtant avoir du mal à trouver des personnes prêtes à payer pour cette application.

C'est une réalité que l'on découvre particulièrement lorsqu'on commence à chercher des clients ou à travailler en freelance.

Créer son portfolio, présenter ses services, publier du contenu, contacter des prospects, répondre à des demandes, faire face au silence après plusieurs propositions...

Tout cela fait également partie du métier.

Et personne ne nous apprend vraiment ces choses lorsqu'on commence à coder.

Le marché freelance m'a appris une autre réalité

Lorsque l'on regarde les réseaux sociaux ou certaines vidéos sur Internet, on peut facilement avoir l'impression qu'il suffit de devenir développeur pour commencer immédiatement à gagner de l'argent en ligne.

La réalité est beaucoup plus nuancée.

Il y a énormément de développeurs dans le monde.

Il faut donc réussir à se différencier.

Avoir un portfolio ne suffit pas toujours. Connaître plusieurs technologies ne suffit pas non plus.

Il faut montrer ce que l'on sait construire, comprendre les problèmes des entreprises et surtout réussir à communiquer clairement la valeur de son travail.

C'est quelque chose que je suis encore en train d'apprendre.

Développer au Cameroun apporte aussi ses propres défis

Travailler dans la technologie depuis le Cameroun donne une perspective particulière.

On évolue dans un environnement où certaines infrastructures, certains services et certaines habitudes numériques ne sont pas toujours les mêmes qu'ailleurs.

Les problématiques de paiement mobile, de connectivité, de confiance, de logistique ou encore d'accès aux services numériques deviennent rapidement des considérations importantes lorsqu'on développe un produit.

Mais je pense que ces contraintes représentent également des opportunités.

Elles nous obligent à réfléchir à des solutions adaptées à notre environnement plutôt qu'à simplement reproduire ce qui existe ailleurs.

L'arrivée de l'intelligence artificielle change complètement le métier

L'un des changements les plus importants que je constate en 2026 est évidemment l'essor de l'intelligence artificielle.

Aujourd'hui, un développeur peut utiliser l'IA pour comprendre une documentation, générer une partie du code, rechercher une erreur, concevoir une architecture ou accélérer certaines tâches répétitives.

Cela change énormément la manière d'apprendre et de travailler.

Mais cela pose aussi une question importante :

Si l'IA peut écrire du code, que doit réellement savoir faire un développeur ?

Pour moi, la réponse devient de plus en plus claire.

Il faut comprendre ce que l'on construit.

Copier du code généré par une IA peut permettre de faire fonctionner une fonctionnalité.

Mais comprendre pourquoi elle fonctionne, savoir vérifier sa sécurité, identifier ses limites, modifier son comportement et l'intégrer correctement dans une architecture complexe demande toujours de vraies compétences.

L'IA ne supprime donc pas nécessairement le besoin de développeurs.

Elle change surtout ce que l'on attend d'eux.

Je ne veux plus seulement apprendre des technologies

Avec le temps, ma manière de voir le développement a également évolué.

Au début, je pouvais être davantage intéressé par la technologie elle-même : quel framework apprendre, quelle nouvelle librairie utiliser, quelle architecture essayer.

Aujourd'hui, je m'intéresse davantage au problème que la technologie permet de résoudre.

Pourquoi construire cette application ?

Pour qui ?

Quel problème résout-elle ?

Comment les utilisateurs vont-ils l'utiliser ?

Comment peut-elle évoluer ?

Comment peut-elle générer de la valeur ?

Ces questions deviennent progressivement aussi importantes que le code.

Construire ses propres projets est une école différente

Les projets personnels m'ont beaucoup appris.

Lorsqu'on développe une application pour apprendre un framework, on peut souvent s'arrêter lorsque la fonctionnalité fonctionne.

Lorsqu'on essaie de construire un véritable produit, les problèmes deviennent beaucoup plus nombreux.

Il faut penser à l'authentification, aux rôles, aux permissions, aux erreurs, aux performances, à la sécurité, aux bases de données, aux notifications, au déploiement et à beaucoup d'autres détails.

C'est notamment à travers des projets comme Sellify que j'expérimente cette approche plus orientée produit.

Je découvre aussi que construire un projet sérieux demande énormément de patience.

Certaines fonctionnalités qui semblent simples sur le papier peuvent prendre des heures, voire des jours, lorsqu'il faut réellement les rendre fiables.

Les difficultés font partie du parcours

Il serait facile de présenter uniquement les projets terminés, les technologies utilisées et les réussites.

Mais ce serait une image incomplète du développement.

Il y a aussi les bugs qui semblent impossibles à résoudre.

Les projets qui prennent plus de temps que prévu.

Les fonctionnalités que l'on doit recommencer.

Les clients qui ne répondent pas.

Les opportunités qui n'aboutissent pas.

Les périodes où l'on doute de ses compétences.

Et parfois, cette impression de travailler énormément sans voir immédiatement les résultats.

Je pense pourtant que ces difficultés font partie de la progression.

Chaque problème résolu laisse une expérience supplémentaire.

Ce que je veux construire maintenant

Aujourd'hui, je ne cherche pas simplement à devenir quelqu'un qui connaît beaucoup de technologies.

Je veux devenir capable de concevoir et construire de véritables produits numériques.

Des applications qui répondent à des problèmes réels.

Des outils utiles aux entreprises.

Des plateformes adaptées aux utilisateurs africains.

Et, à terme, participer à la création de solutions technologiques capables de dépasser le simple cadre d'un projet personnel.

Je veux continuer à apprendre le développement, mais aussi l'architecture logicielle, le produit, le design, le marketing et l'entrepreneuriat.

Parce qu'au final, une technologie n'a de valeur que lorsqu'elle permet de créer quelque chose d'utile.

Être développeur en 2026

Je ne pense pas avoir encore toutes les réponses.

Je suis encore en train d'apprendre.

Je construis encore.

Je fais encore des erreurs.

Et je découvre encore ce que signifie réellement être développeur dans un monde où la technologie évolue aussi rapidement.

Mais c'est justement ce qui rend ce parcours intéressant.

En 2026, devenir développeur ne signifie peut-être plus simplement apprendre à coder.

Cela signifie apprendre à penser, construire, résoudre des problèmes et s'adapter continuellement.

Et personnellement, c'est cette direction que je veux continuer à suivre.

Construire. Apprendre. Évoluer.


Franck Dimitri
Développeur web & créateur numérique
[ mrdims.dev ]

Commentaires (1)

Bill

11/09/2026

l'effet du hover du cuseur quand il se déplace c'est super mais a la longue ce gâche l'expérience utilisateur. ce serait cool de voir comment arranger ca.

++++

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